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Bien-être au travail : quelles solutions ?


Un salaire élevé, une ambiance réconfortante, un patron sympa, des horaires aménagés… Le bien-être sur le lieu de travail est devenu un sujet en vogue. Mais quels sont les exemples concrets ? De l’installation d’un babyfoot à la méthode Favi, tour d’horizon des idées pour que le bien-être s’installe définitivement au travail.

 Bien que l’étymologie même du mot « travail », venant du latin « tripalium » désignant un instrument de torture, ne semble pas pouvoir coïncider avec bonheur et bien-être, certains exemples tentent à prouver le contraire. Et en termes de bienêtre au travail, l’exemple idéal et accompli vient de Picardie et se nomme la méthode Favi, du nom de l’entreprise installée dans la Somme et spécialiste de l’équipement automobile.



Dans les années 80, un nouveau directeur y est nommé : Jean-François Zobrist. Il va y instaurer une nouvelle technique de management reposant sur la confiance aux employés.  Précurseur du bien-être au travail, l’entreprise libérée est née. L’organisation du travail est chamboulée, la pointeuse est enlevée, les postes de contrôleurs supprimés et la valorisation de l’employé est repensée. En effet, alors que les salariés s’organisent eux-mêmes par groupe de 30 personnes environ, ils choisissent leurs horaires en fonction des commandes et

missions. Productivité ou bien-être au travail, chaque mois, les meilleures initiatives ou idées sont récompensées par des primes équivalentes, du patron au jeune employé. Et le travail a payé, ou plutôt son bien-être. Pendant plus de 20 ans, l’entreprise n’a cessé d’augmenter sa productivité tout en n’ayant recours à aucun syndicat pendant 30 ans. Aujourd’hui retraité, Jean-François Zobrist parcourt le monde pour y donner des conférences sur sa méthode.



Le bon management, premier facteur du bien-être au travail



 Humanité, développement d’une image de marque, respect de certaines obligations légales ou véritable levier de productivité, il faut dire que depuis quelques années, la notion de bien-être au travail secoue de nombreux secteurs. Des petites entreprises aux grands groupes, tous investissent dans la qualité de vie au travail, de la simple charte « corporate » à la création d’une salle de sport, en passant par les distributeurs de fruits ou la création d’un poste « responsable du bienêtre », la notion de confort au bureau semble parfois plus ou moins pertinente.



Cependant, 350 start-up travaillant à ce sujet sont regroupées au sein de l'association le « Lab RH », véritable laboratoire à idées RH. De « Geolocaux », définissant le lieu de travail  optimal selon les critères de transport des salariés à « Youdoo », plate-forme interne permettant aux salariés d'organiser des événements entre collègues, les initiatives constructives ne manquent pas.



Mais avant d’installer des babyfoots en salle de pause ou un distributeur avec le mode « cappuccino », la solution semble d’abord reposer sur l’équilibre du management. En effet, selon une étude Ifop / Monster, publiée en juin dernier, ce dernier facteur est au coeur de la réussite du bien-être au travail. « Une hiérarchie ouverte au dialogue et bienveillante » s’empare de la tête du podium avec 42 % de personnes convaincues, devant même la convivialité entre collègues. Viennent ensuite les jours de congés supplémentaires pour 28 %, la souplesse dans les horaires de travail (27 %) ou encore le respect du droit à la déconnexion (17 %). La création d'un « responsable du bien-être » ne requiert que 12 % d’avis positifs.



Insolite



Qu’il est compliqué de travailler un lendemain de soirée arrosée. Fatigue, nausées et surtout manque de productivité, une entreprise londonienne propose donc à ses salariées un congé « gueule de bois ». En effet, l’entreprise « Dice » développe une application de billetterie de concerts. Ses employés, en lien direct avec les mondes de la nuit et de la musique, sont impliqués dans un secteur d’activités à haut risque de négociation autour d’un ou plusieurs verres. Afin de booster l’honnêteté, l’entreprise leur propose donc quatre journées d’absence pour cause de lendemain difficile, et ce, tout au long de l’année. Pour cela, rien de plus simple, l’employé doit le plus rapidement possible, soit le soir même, dans la nuit ou le lendemain matin, envoyer un message via le réseau « Whatsapp » à l’employeur. Ce dernier devant uniquement se composer de trois émoticônes : musique, bière et malade.



Astuce



 C’est l’application du bien-être au travail. Un téléchargement, la réponse à quelques questions, et « Ourcompany » mesure objectivement le sentiment de bien-être au bureau. Elle permet ensuite de comparer avec d’autres entreprises, d’envoyer vos doléances à l’employeur de manière anonyme et enfin, de répertorier des propositions que vous-même pouvez faire.


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