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Combattre la maladie d’Alzheimer


La journée mondiale contre la maladie d’Alzheimer aura lieu les 21 et 22 septembre prochains. En France, près de 3 millions de personnes sont directement ou indirectement touchées par la maladie d’Alzheimer, 900 000 personnes sont malades et 70 % possèdent des cas de syndromes démentiels. Tandis que la 4e cause de mortalité nationale gagne du terrain, près de 225 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, d’ici 2020, ce sont probablement 1 200 000 personnes qui seront touchés. Où en est la recherche ? Comment établir un diagnostic ? Comment prévenir les risques ? Éléments de réponse.

Santé



À l’occasion des journées mondiales contre la maladie d’Alzheimer, qui se tiendront les 21 et 22 septembre, les associations comme France Alzheimer profitent de ce coup de projecteur pour sensibiliser et informer le grand public sur cette maladie qui touche aujourd’hui près de 900 000 personnes en France. Et cette année, le déremboursement des quatre médicaments dits « anti-Alzheimer » est au cœur de leurs préoccupations.



En effet, depuis le 1er août, le déremboursement total de l’Aricept (donépézil), de l’Ebixa (mémantine), de l’Exelon (rivastigmine) et du Reminyl (galantamine), mais aussi des génériques indiqués dans le traitement symptomatique de la maladie d’Alzheimer exaspère les associations concernées. Ainsi, se faisant porte-parole de nombreuses familles, France Alzheimer, la Fédération des Centres Mémoire, la Fédération Française de Neurologie, la Société Française de Gériatrie et de Gérontologie, ou encore la Société Francophone de Psychogériatrie et de Psychiatrie de la Personne Âgée, ont déposé un recours contentieux devant le Conseil d’État. Alors que la Ministre de la santé, Agnès Buzyn, affirme que cette décision est purement médicale, accusant ces médicaments d’une efficacité trop modeste, elle promet par ailleurs que les économies de ce déremboursement serviront à « l’accompagnement des personnes atteintes de maladie d’Alzheimer, soit pour les centres mémoire soit pour le secteur médico-social qui les prend en charge. » « Inappropriées, inadaptées et infondées », répondent les associations aux études sur lesquelles la Ministre se base. Le bras de fer est lancé.



Recherche et loisirs



Les signes d’optimisme sont donc à aller chercher du côté de la recherche. Tandis que des biologistes appréhendent de mieux en mieux les prémices de la maladie dans le cerveau, les essais thérapeutiques concernant les premières phases d’Alzheimer se multiplient eux aussi. « De la prévention aux nouvelles stratégies thérapeutiques, de très nombreuses pistes de recherche, tant en sciences humaines et sociales, qu’en sciences médicales, sont à explorer. Elles concernent l’installation des lésions pathologiques, l’identification des facteurs pronostics pour prédire l’évolution de la maladie, la description affinée des symptômes cliniques témoignant de l’installation de la maladie, les nouvelles technologies participant à améliorer la qualité de vie des familles, etc », précise France Alzheimer.



Peinture, sculpture, écriture, musique, théâtre, activité physique adaptée, gymnastique douce, tai-chi-chuan, sophrologie, relaxation, ateliers à mobilisation cognitive… Comme de nombreuses maladies, les thérapies non médicamenteuses sont indispensables pour le malade mais aussi et souvent pour les aidants. S’accorder du répit, rompre l’isolement, stimuler et être stimulé, maintenir les capacités du malade, partager des moments de vie… Toujours dans le but de sociabiliser les personnes atteintes par la maladie, France Alzheimer propose également des cafés-mémoire, des séjours vacances et des groupes de parole.



Le saviez-vous ?



1 000€ C’est en moyenne ce qu’une personne atteinte par la maladie d’Alzheimer et sa famille déboursent chaque mois, aides de l’État déduites, pour faire face aux contraintes de la maladie. 

En l’absence de traitement curatif, les dépenses engagées par les familles dans le cadre de la maladie relèvent pour 70 % d’entre elles du secteur médico-social.

Aussi, malgré la prise en charge à 100 % de la maladie par la Sécurité sociale au titre d’affection longue durée (ALD 15), la majorité des charges supportées par les familles ne fait en réalité l’objet d’aucun remboursement par la Sécurité sociale.

Source : France Alzheimer



Des premiers signes d’alertes au diagnostic



Perte de notion du temps, difficultés à se repérer dans l’espace, changements d’humeur fréquents, hésitations au moment d’employer des mots simples pour désigner les choses, oublis d’évènements récents… S’ils ne sont pas nécessairement liés à un commencement de maladie, ces signes méritent qu’on y prête attention. Ils doivent aussi et surtout inciter la personne qui en souffre, mais aussi son entourage proche à initier une démarche diagnostique. À l’issue de celle-ci, le doute sera levé et permettra, maladie neurodégénérative avérée ou non, de définir une prise en soin adaptée.



Il importe de consulter, en premier lieu, un médecin généraliste et de lui parler des signes qui posent question. C’est lui qui pourra établir une première évaluation de la situation et qui guidera dans les démarches à entreprendre ou orientera vers une consultation plus spécialisée.



Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer est complexe à établir à cause de l’évolution progressive des symptômes. Plusieurs tests et examens sont réalisés à l’hôpital ou en cabinet libéral sous la coordination d’un neurologue, d’un gériatre ou d’un psychiatre :



• Le bilan neuropsychologique consiste en une série de tests adaptés sous forme de questions ou de tâches simples à accomplir pour évaluer les troubles cognitifs (mémoire, langage, compréhension, raisonnement…) et détecter les symptômes le plus tôt possible.



• L’imagerie cérébrale via un examen IRM (imagerie par résonance magnétique) ou un scanner permet d’observer l’aspect et le volume de certaines zones cérébrales, de mettre en évidence des diminutions de certaines parties du cerveau et de s’assurer qu’il n’existe pas d’autres maladies. Un nouveau système d’imagerie appelé tomographie par émission de positons (TEP) permet maintenant de détecter les plaques amyloïdes et les protéines Tau dans le cerveau grâce à des radiotraceurs injectés au patient.



• L’examen neurologique implique pour la personne de réaliser des mouvements, des tests corporels et faciaux pour déceler d’éventuels problèmes nerveux qui se répercutent sur la marche, l’équilibre, l’élocution…



• Le bilan médical global se traduit par des analyses en laboratoire pour s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une maladie organique ou d’une autre affection du cerveau ou du système nerveux.



Des tests sanguins et prélèvements du liquide céphalo-rachidien permettent de doser les protéines anormales Tau et Bêta-Amyloïde, et apportent des informations complémentaires au médecin pour certains cas.

Source : France Alzheimer



Le sommeil, gage de prévention



Si, pour le moment, aucun traitement ne parvient efficacement à lutter contre la maladie d’Alzheimer, certaines études prouvent l’importance de certains comportements à adopter pour empêcher ou du moins ralentir son apparition.



Alors qu’il est désormais admis que les premières lésions dans le cerveau commencent plus de 15 ans avant les premiers troubles de mémoire, les chercheurs ont depuis longtemps établi un lien entre manque de sommeil et apparition de la maladie. Une étude américaine publiée dans la revue « Sleep » affirme que la mauvaise qualité du sommeil pourrait même clairement contribuer à son développement. Selon cette dernière, les personnes dormant la journée, en faisant des siestes trop longues, sont jusqu’à trois fois plus susceptibles d’être, en vieillissant, atteints de la maladie d’Alzheimer. À l’inverse, de bonnes nuits de sommeil pourraient être un moyen efficace de prévenir l’apparition de la maladie, au même titre que les exercices physiques et l’activité cérébrale régulière.


Et dans l’Ain, avec France Alzheimer …

Vendredi 21 septembre 2018 JOURNéE MONDIALE

17 h 30 : Présentation de l’Association 

19 h 00 : Projection du film (1h30) LA FINALE
Entrée 5 € - Cinéma la Grenette



France Alzheimer de l’Ain
Les Terrasses de Ville - 20, rue Littré - 01000 Bourg en Bresse
Tél : 04 74 52 10 90 - ain.alzheimer-bourg@orange.fr - www. francealzheimer.org/ain/

Membre de l’union Nationale France Alzheimer - Association reconnue d’utilité publique par décret du 8 mars 1991.

Permanences d’accueil et d’écoute :
MERCREDI et VENDREDI de 9 h 30 à 12 h et de 14 h à 16 h


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