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Festival du film vert : un rendez-vous écologique et culturel

  • En 2016, l’équipe du Festival recevait Paul Watson, fondateur Sea Shepherd (au centre).
  • En 2016, l’équipe du Festival recevait Paul Watson, fondateur Sea Shepherd (au centre).
  • Béatrice Vaggi et Denis Bucher espèrent mobiliser les curieux
Douze ans qu’il existe, six ans qu’il s’est également installé dans le paysage culturel ferneysien. Le festival du film vert de Ferney-Voltaire proposera, dès ce mercredi, et cinq jours durant, une sélection de films et de rencontres autour d’une thématique large : l’écologie.

Onze films, un film-famille, un ciné-goûter, six débats et six intervenants. Cette année encore, le Festival du film vert de Ferney-Voltaire s’annonce comme un grand rendez-vous culturel. Ou écologiste. Ou les deux. Du mercredi 15 au dimanche 19 mars, soufflera un vent d’engagement citoyen envers la planète sous le nez du patriarche de la ville.



À commencer par une programmation riche en qualité mais aussi en diversité : transition énergétique, nucléaire, recyclage, préservation de la faune et la flore… les thématiques environnementales seront, pour beaucoup, représentées.



Le mercredi, en plus d’un concert de Philippe Ekeke et son trio, les spectateurs découvriront le film documentaire « Qu’est-ce qu’on attend ? », racontant comment la petite ville alsacienne d’Ungersheim est devenue la championne internationale des villes en transition. En effet, ses 2 200 habitants réduisent considérablement leur empreinte écologique au quotidien. Le Maire de cette commune avant-gardiste et écologique sera présent après le film, « non pas pour donner des leçons mais pour échanger avec le public », précise Béatrice Vaggi, responsable du comité d’organisation de Ferney-Voltaire.



Alors que le jeudi sera consacré à l’alimentation, le vendredi, c’est Béa Johnson qui viendra rendre compte de sa démarche engagée. Nouvelle figure star de l’engagement écologique, Béa Johnson, originaire d’Avignon, vit aux États-Unis. Elle est l’auteur du livre « Zéro déchet » et force le respect par sa philosophie de vie où ses déchets annuels, et ceux de sa famille, se résument à un bocal d’un demi-litre par an ! Son intervention suivra le fabuleux film « Landfill Harmonic » qui retrace l’histoire d’enfants pauvres vivants dans une déchetterie du Paraguay mais qui, en montant un orchestre, vont changer la vision de la société.



Réalité virtuelle et virtuoses de la réalité



« Temps mieux ou tant pis ». C’est le thème du samedi où le nucléaire et le mode de vie accéléré des enfants seront remis en cause grâce à deux films : « Fukushima, a nuclear story » et « Tout s’accélère ».



Point d’orgue du festival, s’il en faut un, le dimanche. De la problématique de l’import-export avec « Cargo, la face cachée du fret » à la pollution sonore des océans avec « Sonic Sea », en passant par la préservation de l’écosystème avec « The Messenger, le silence des oiseaux », ce sont, au total, cinq films qui seront proposés. « Lorsque l’on a une vision globale, on ne peut pas se cantonner à une problématique particulière en termes de développement durable. Tout est lié. Par exemple, si vous consommez local, vous diminuez aussi les importations qui sont aussi néfastes aux océans », explique Béatrice Vaggi.

Alors que la précédente édition de 2016 avait accueilli 2 700 spectateurs dont les scolaires, le choix est large pour les amateurs environnementaux ou les simples curieux. « S’il faut choisir, mieux vaut aller vers des sujets que l’on ne maîtrise pas, les thématiques qui nous sont inconnues », conseille Béatrice Vaggi.



Parmi les nouveautés de ce cru 2017, un espace dédié à la réalité virtuelle selon la thématique du jour et une exposition de photographies d’oiseaux de la région réalisée par Jean-Christophe Delattre.



Dans un monde où l’on demande au citoyen d’être acteur du développement durable, le Festival permettra à ce dernier d’en être d’abord spectateur avant de passer à l’action. « À Ferney, le public est très hétérogène, les gens sont curieux sûrement parce que beaucoup voyagent. Mais ce Festival pourrait fonctionner partout car il y a un vrai engouement, un intérêt toujours croissant pour notre environnement. Désormais, tout parti politique ou tout citoyen doit prendre en compte l’écologie », conclut la responsable.



Pour plus d’infos : www.festivaldufilmvert.fr


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