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Le boom du Bio : nouveaux modes de consommation et nouveaux comportements, un retour à la raison


Longtemps considéré comme une niche pour les bobos urbains, le bio connait depuis quelques années un essor exponentiel grâce ou à cause du réchauffement climatique et de son impact sur l’environnement. La préservation de la santé reste la motivation principale. Mais ce phénomène traduit aussi une prise de conscience de citoyens, producteurs et consommateurs, qui veulent, à leur niveau, faire évoluer des pratiques qui conduisent actuellement la planète à sa perte. La démarche est encourageante, mais des efforts supplémentaires seront nécessaires.

Consommation



Lorsqu’il a fallu produire plus pour nourrir la population au sortir de la dernière guerre mondiale, l’agriculture française s’est complètement transformée, avec une modernisation rapide de ses exploitations et l’utilisation de plus en plus massive de produits phytosanitaires. L’agriculture biologique s’est alors peu à peu développée à contre-courant, démarche politique dans le sens premier du terme. Désormais, si l’exploitation intensive reste l’apanage des grandes exploitations notamment céréalières, la majorité des agriculteurs non convaincus encore par le bio pratiquent une agriculture dite raisonnée. L’utilisation de ces produits est alors modérée, limitée aux « stricts besoins » de l’exploitation. L’attitude est louable, mais recouvre des réalités très disparates. Depuis quelques temps, il apparait que les mentalités en France ont nettement évolué, qui souhaitent que des changements profonds interviennent pour la préservation de l’environnement. Malheureusement, et le récent problème du glyphosate en est l’illustration, les évolutions se heurtent au corporatisme et à la puissance des lobbies.



Chacun doit faire sa part !



On peut adhérer ou pas au projet de Pierre Rabhi, fondateur du mouvement « les Colibris ». Mais on ne peut nier que sa philosophie repose sur une sagesse ancestrale et qu’elle trouve aussi sa justification dans le domaine de la consommation. Le développement de l’agriculture biologique a été accompagné par la création de réseaux courts de distribution, souvent gérés par les consommateurs eux-mêmes. Il est possible d’en trouver la liste sur le site du ministère de l‘agriculture ou sur le site consoglobe.com. Le plus connu est certainement le réseau des AMAP, Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne. Avec 22 unités, elles couvrent l’ensemble du département. « La ruche qui dit oui », « Le panier gourmand » et « les jardins de Cocagne » s’appuient sur des zones plus réduites, mais leur succès est identique. Les ventes directes à la ferme et les maisons de producteurs au nombre de 14 dans l’Ain, connaissent le même engouement.



Les grandes chaînes d’hypermarché ont senti le danger et n’hésitent pas à multiplier les rayons de produits bio. Les consommateurs convaincus de la première heure restent cependant fidèles aux réseaux historiques comme
« La Vie Claire », le plus ancien, ou « Biocoop », le plus dense. Cette petite révolution des esprits et des comportements ne s’est pas limitée à la consommation. On retrouve ce rejet croissant de la chimie dans l’utilisation des produits sanitaires et dans la cosmétique. La gestion des déchets, la lutte contre le gaspillage alimentaire prennent de plus en plus d’importance dans les foyers. Les établissements scolaires contribuent à cette prise de conscience chez les jeunes, qui auront la lourde tâche de limiter au maximum les effets néfastes des excès passés, à défaut de les éliminer.



Éviter le gaspillage alimentaire à la maison



Dans le monde, 1,3 milliard de tonnes de nourriture sont jetées ou perdues chaque année, ce qui correspond à 1/3 des aliments produits sur la planète ! Du champ à l’assiette, ce sont tous les acteurs de la chaîne alimentaire qui sont concernés. Dans les foyers français, une bonne partie des 79 kg de déchets alimentaires jetés chaque année par chaque individu, pourrait sans difficulté être évitée si l’on acceptait de modifier un tant soit peu nos comportements. Avec quelques gestes simples, chacun peut à son niveau contribuer à limiter le gaspillage alimentaire.



Conseil n°1 : À la maison, j’anticipe mes achats

J’établis une liste de commissions – J’achète en fonction de mes besoins – Je prévois les menus à la semaine …



Conseil n°2 : Au magasin, je fais mes courses de manière responsable

Je respecte la liste établie – Je résiste aux achats impulsifs – Je n’emmène pas mes enfants avec moi – Je privilégie les achats en vrac - J’ordonne mes achats dans les sacs …



Conseil n°3 : Je range mes courses de manière efficace pour une conservation optimale 

Je retire les suremballages - Je range les produits dans le frigo selon les zones de fraîcheur - Je ne mets jamais à l’air libre dans le réfrigérateur des produits qui ont été ouverts, coupés ou cuisinés - Je passe régulièrement en revue le contenu de mes placards - Je respecte les indications de conservation …



Conseil n°4 : J’apprends à déchiffrer les étiquettes

Je ne confonds pas la DLC (date limite de consommation) avec la DLUO (date limite d’utilisation optimale) qui peut être dépassée sans danger pour la santé.



Conseil n°5 : Je cuisine malin et j’accommode les restes

Je donne la priorité aux produits entamés – Je dose bien les portions – Je respecte les quantités indiquées sur les recettes – Je fais refroidir les restes rapidement en les laissant 30 minutes à température ambiante maximum, puis je les place au réfrigérateur dans un emballage hermétique - Je les réchauffe à haute température, 1 seule fois.



Enfin, ultime démarche, je trie mes déchets et je privilégie le compostage pour tous les déchets organiques.

Pour vous aider à aller plus loin, quelques sites : https://www.ademe.fr/ - http://www.organom.fr/organomhttps://zero-gachis.com/ 


Saint-Genis-Pouilly : le restaurant scolaire décroche le label « Ecocert » niveau 2

C’est le premier restaurant scolaire du département de l’Ain à obtenir la 2ème carotte correspondant au niveau 2 de la labellisation bio Ecocert « En cuisine ». Ce label est spécifique à la restauration collective, qu’elle concerne les établissements scolaires, les administrations et les entreprises ou toutes les formes de structures d’accueil. Ecocert, entreprise indépendante, est le spécialiste français de la certification des produits issus de l’agriculture biologique. Ainsi, elle certifie 65 % des producteurs et 60 % des transformateurs en agriculture biologique.

À Saint-Genis-Pouilly, le dernier audit annuel a été réalisé en juin dernier et a permis de vérifier que toutes les exigences qualitatives avaient été satisfaites. Ainsi, pour ce niveau 2, les menus doivent comprendre 30 % au moins de produits bio, avec 30 composantes différentes par mois, sans aucun OGM, ni additifs. Les fruits et légumes de saison doivent représenter une part importante et provenir de producteurs locaux. D’autres critères concernent la formation des cuisiniers à l’alimentation bio, la lutte contre les gaspillages, la gestion des déchets et la gestion écologique des locaux pour leur nettoyage. Enfin, l’accent doit être mis sur la clarté de l’information pour une éducation alimentaire des équipes, des convives et particulièrement des enfants.

Mitonnés par les cuisiniers municipaux, ces repas sains et savoureux apportent aux enfants des nutriments de qualité. Depuis la dernière rentrée, le restaurant scolaire sert 50 % de bio, remplissant ainsi une partie des conditions qui lui permettront d’atteindre le niveau 3, le top niveau. La commune est engagée à fond avec l’équipe des responsables du restaurant scolaire afin d’atteindre l’excellence dans le bien manger et  le respect de l’environnement.


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