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Noël : traditions d’antan et folklores à présent


Coutumes, symboles, repas, desserts, cadeaux… Aujourd'hui, la fête de Noël n’est plus l’unique domaine du catholicisme. Mais celui-ci a marqué de son sceau les us et coutumes de fin d’année. Sapin, crèche, père Noël, cadeaux… De leurs origines à leur usage actuel, les inconditionnels de Noël ont toujours leur place en 2017. Tour d’horizon.

Le repas de Noël



Autrefois, fêter Noël, c’était avant tout se rendre à la messe de minuit. Pour patienter jusqu’à celle-ci, les aînés avaient l’habitude de réciter des contes aux plus jeunes. Si l’on jeûnait ou presque avant la messe, que l’on effectuait une longue route pour s’y rendre et que le sommeil était pauvre, le repas opulent récompensé les efforts une fois la messe terminée.



Et mine de rien, le repas de Noël est empli de codes. Chapon, foie gras, huîtres, chocolats… Certains classiques ne se démodent jamais. Parmi eux, la fameuse bûche de Noël a déjà fait son apparition dans les vitrines des pâtissiers ou dans les têtes des responsables du repas de fêtes. Traditionnellement, la bûche pâtissière rappelle la forme de celle choisie tout spécialement le 24 décembre et qui devait brûler dans la cheminée tout au long de la veillée. Sauf qu’aujourd’hui, elle se décline avec gourmandise, avec sa génoise, sa crème au beurre aromatisée au café ou au Grand Marnier, ou même glacée.



Le sapin de Noël



Ce ne sont pas moins de 6 millions de sapins de Noël qui sont vendus chaque année en France. 1 sur 6 est artificiel. Alors si le Nordmann, l’épicéa ou le baumier seront à l’honneur dans plus d’un foyer sur 5, c’est grâce à une vieille tradition. En effet, si l’on trouve déjà sa trace dans la Rome Antique ou dans la mythologie nordique, le sapin de Noël fait une apparition avérée au XVe siècle. Au Moyen-Âge, sur le parvis des églises, à l’occasion des fêtes religieuses, on rejoue les scènes de la Bible. Cela se nomme les « mystères ». Sauf que pour recréer le jardin d’Eden au mois de décembre, il est plus simple de remplacer le pommier par un sapin !



Aujourd’hui encore, on place une étoile au sommet de celui-ci afin de symboliser les origines chrétiennes de la fête, rappelant l’étoile de Bethléem qui guida les rois mages à Jésus. C’est souvent le plus jeune de la famille qui s’attèle à l’accrocher.



La crèche de Noël



C’est sans aucun doute l’une des traditions les plus catholiques de Noël, la crèche s’installe courant décembre en prenant soin de ne pas mettre la figurine de Jésus avant le 24 décembre à minuit. Puis, elle sera enlevée le 2 février, jour de la présentation de Jésus au Temple de Jérusalem ou aussitôt l’Épiphanie passée.



Tout commence au VIe siècle où lors d’une célébration de Noël à l’église Sainte-Marie de Rome, on installe les statues de Marie, Joseph et des animaux de l’étable. Au XIIIe siècle, une légende tenace attribue à François d'Assise la création des crèches vivantes dans une grotte de Greccio en Italie. Joseph, Marie, les rois mages, les bergers, les animaux et les paysans sont joués par les villageois et leurs bestiaux. Le biographe du futur saint rapporte que celui-ci a, durant la messe, pris un enfant dans ses bras avant de le placer dans l’étable recréée pour l’occasion. Vivantes ou avec des figurines en bois ou en terre, les crèches ont longtemps concrétisé la Nativité pour les personnes analphabètes.



Les cadeaux de Noël



L’origine de la tradition de s’échanger des cadeaux de Noël est très ancienne. Tandis que les cadeaux des rois mages correspondent à l’Épiphanie, les romains, déjà, s’échangeaient des petits cadeaux lors des Saturnales ayant lieu pour le solstice d’hiver. Dès le XIIe siècle, apparait saint Nicolas, un évêque qui, dans la nuit du 6 décembre, venait apporter des confiseries aux enfants les plus sages. Fruits secs, pommes, gâteaux, bonbons, chocolats, pain d’épice… Jusqu’au XIXe siècle, les enfants recevaient une friandise modeste comme une orange. Fruit rare et cher, ce cadeau était loin d’être anodin à l’époque, et même symbole d’une certaine richesse.

Au XIXe siècle, l’arrivée des grands magasins parisiens après les travaux d’Haussmann encourage les plus aisés à s’offrir des cadeaux, du moins aux enfants. Les adultes attendront les étrennes du Nouvel An. Un concept aiguisé par l’apparition du papier cadeau.



Le père Noël



Non, le père Noël n’a pas été inventé par une célèbre marque de soda. Bien que cette certitude soit une légende urbaine, Coca-Cola a fortement contribué à populariser le vieil homme barbu en rouge. Pourtant si une légende doit être à l’origine du père Noël, c’est bien celle de saint Nicolas. Alors qu’en plein hiver, entre Nancy et Metz, trois enfants, partis glaner dans les champs, se perdent sur le chemin du retour, ils sont recueillis par un boucher. Feintant l’hospitalité, il les découpe en morceaux sitôt la porte fermée. Mais chevauchant son âne, saint Nicolas parvient à eux et les ressuscite. Le boucher deviendra le père Fouettard. En plus d’être généreux avec les enfants, saint Nicolas les sauve.



Mais son acolyte a tout de même raflé le premier rôle. Le père Noël, son traîneau tiré par des rennes, son bonnet et son sucre d’orge en guise de bâton, est dessiné pour la première fois dans un poème en 1822, par un pasteur américain. Et dès la fin du XXe siècle, le succès est mondial ! Au grand dam de l’Église qui, en 1951, ira jusqu’à brûler une réplique du Santa Claus américain sur le parvis de la cathédrale de Dijon devant une centaine d’enfants.



Ces traditions régionales particulières



De la Savoie au Dauphiné, en passant par le Genevois, un autre personnage a longtemps fait de l’ombre au père Noël. Il s’agit du père Chalande. C’est lui qui prenait soin des enfants de la région pour les gâter lors des fêtes. Proche physiquement du père Noël ou de Saint-Nicolas, le père Chalande rencontrait les têtes blondes tandis que ces derniers lui fredonnaient un chant de Noël. En arpitan, ancienne langue romane de la région, « chalande » ne signifie ni plus ni moins « Noël ».



30 degrés à l’ombre, forcément, ça bouscule les traditions de la France métropolitaine ! Le vin chaud devient du ti punch, le sapin se transforme en palmier, la dinde se métamorphose en beignets et autres saveurs créoles et surtout, le maillot de bain est de rigueur ! Un réveillon dans les Antilles, c’est le dépaysement assuré. Jwayé Nwèl !



En Bretagne, terre de légendes et de croyances par excellence, les plus anciens continuent le rituel de « Kef nedeleg ». L’idée ? Asperger une grosse bûche de bois de sel et d’eau bénite, la laisser se consumer quelques jours dès le 24 au soir et ensuite, partager ses braises avec les personnes chères. Ces braises ayant des vertus médicinales et ésotériques.



Alors que souvent la bûche de Noël peine à être dégustée pour les plus petits estomacs, en Provence, ce n’est pas un ni deux mais treize desserts qui sont servis à la fin du repas ! Une tradition gourmande qui rappelle les 13 convives lors de la Cène et qui reste très suivie sur le pourtour méditerranéen. Fougasse, nougat, figue, amande, noix et raisin sec… Le choix est large.



Du pays de Montbéliard jusqu’au Jura, existe un substitut féminin au père Noël : la tante Arie. Avec ses allures de paysanne, cette bonne fée du folklore franc-comtois, accompagnée de son âne Marion, distribue cadeaux et confiseries aux enfants sages et quelques brindilles à ceux qui n’ont pas brillé par leur discernement.


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